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histoire & patrimoine

Découvrez les origines de la commune de Saint Vincent de Paul.

ORIGINES DE LA COMMUNE

Créées pendant la Révolution française, les communes ont majoritairement repris le territoire des paroisses de l'Ancien Régime. Tel fut le cas de la commune de Saint-Vincent-de-Paul. 

 

Rattaché à la Baronnie de Montferrand jusqu'à la fin du XVIème siècle, son territoire releva de la paroisse de Saint Pierre de Quinsac d'Ambarès jusqu'au XVIIIème siècle.

 

En raison de sa grande taille et des difficultés de déplacement, celle-ci fut divisée en 5 paroisses : Saint Pierre d'Ambarès, Saint Louis de Montferrand, Notre Dame d'Ambès, Saint Jacques du Bec et Saint Vincent de Paul. 

La paroisse de Saint Vincent de Paul fut érigée par décret du 4 août 1771 de l'archevêque de Bordeaux, Ferdinand Mériadeck, prince de Rohan.

Sa première église fut implantée dans le quartier de l'Espéron, à proximité du port d'où partait le bac de franchissement de la Dordogne. 

Les récriminations des voyageurs à l'encontre des matelots qui se faisaient attendre, prétextant aller à la messe à Ambarès alors que leur comportement aviné laissait douter de leurs dires, auraient contribué au choix du lieu d'implantation de l'édifice. Déstabilisée lors de la construction du viaduc du pont routier, l'église fut reconstruite à son emplacement actuel.

 

Pourquoi la paroisse de Saint-Vincent-de-Paul, et donc notre commune, portent-elles le nom de ce personnage illustre (1581 – 1660) ?

 

Les berges de la commune de Saint-Vincent-de-Paul furent de tout temps un lieu de franchissement de la Dordogne pour les voyageurs se rendant de Bordeaux à Paris ou dans d'autres régions septentrionales. L'ancienne voie romaine qui longe le Petit Marais, aujourd'hui appelée Chemin de la Vie (chemin de la Via Romana), l'atteste.

 

Il est donc probable que, pour traverser la rivière, Vincent de Paul se soit rendu au port de l'Espéron (quartier actuel du Port) et ait séjourné dans le voisinage. 

 

Enfin, à l'époque de la création de la nouvelle paroisse, la canonisation de Vincent de Paul (16 juin 1737) était encore dans les mémoires et la vénération populaire de ce grand saint ne fut pas étrangère au choix du nom de Saint Vincent de Paul, qui fut, en son temps, un précurseur extraordinaire de l'action humanitaire et sociale en France.

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L'HISTOIRE D'UN PONT

Chacun connaît le vieux pont routier (dit de Cubzac ou Pont Eiffel) qui franchit la Dordogne à Saint-Vincent-de-Paul. Mais qui sait qu'il fut précédé par un pont suspendu... le plus grand pont suspendu de France à son époque ?

Construit par Jean-Baptiste Billaudel et inauguré en 1839, il changea la vie des voyageurs qui n'eurent plus à attendre le bac pour franchir la Dordogne. Malheureusement en 1869, une violente tempête allait déstabiliser son tablier. Il fallut le démolir...

 

Après sa démolition, Gustave Eiffel fut chargé de la reconstruction du pont suspendu initial. Il choisit de faire reposer le tablier métallique que l'on connaît, sur les viaducs en maçonnerie du premier pont, dont les arches et les voûtes évoquent celles d'une cathédrale. C'est à Saint-Vincent-de-Paul et Cubzac-les-Ponts, qu'il expérimenta la technique du « lancement » des travées, poussées dans le vide jusqu'à leur jonction. Ce pont fut inauguré en 1883.

 

En 1944 , le pont reconstruit par Gustave Eiffel fut démoli par les troupes allemandes lors de leur retraite, comme son voisin le pont de chemin de fer (qui n'est pas l’œuvre de Gustave Eiffel, contrairement à ce que certains pensent...). Une des entreprises chargées de la reconstruction du pont routier, était dirigée par Jacques Eiffel, petit-fils de Gustave Eiffel. Voila pourquoi ce pont est « doublement Eiffel ».

LES MARAIS DE MONTFERRAND

Le Petit marais et le Grand marais de Montferrand  sont situés au cœur de la Presqu'île d'Ambès (pour moitié sur le territoire de la commune de Saint Vincent de Paul), sous le niveau des plus hautes eaux de la Garonne et de la Dordogne. Appréciés par des oiseaux de passage ou sédentaires, tels que canards, hérons, cygnes ou aigrettes, ces espaces humides uniques traversés par de grands fossés (les jalles), sont des lieux de biodiversité à protéger en raison de la présence d'une flore et d'une faune particulières (orchidées, batraciens...). 

 

Héritage de plusieurs siècles d'histoire remontant à l'ancienne baronnie de Montferrand, ils sont la « copropriété » de 7 communes (Ambarès, Bassens, Carbon Blanc, Saint Louis de Montferrand, Sainte Eulalie, Yvrac et Saint Vincent de Paul). Une Commission syndicale composée de représentants de chacune de ces communes en assure la gestion. Le budget de cette Commission, financé par les 7 communes et les redevances versées par les chasseurs de canards pour la location de l'emplacement de leur tonne et de leur « blanc » (mare), et par des éleveurs dont le bétail broute les herbages, permet de réaliser chaque année des travaux d'entretien et de payer le salaire du garde-marais.

 

L'association des Amis des Marais de Montferrand, organise chaque année au printemps une promenade dans l'un ou l'autre des marais, afin de faire découvrir et aimer ce territoire exceptionnel.